jeudi 12 novembre 2009
Père Damien sau viziunea Contelui d'Alsemberg
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Au bonheur des autres
Ce matin, l'escalier du métro était plus lent que l'autre fois. Mes pas, d'habitude raisonables comme longueur, étaient faits du sable, car le clepsydre que j'avais brisée hier soir me demandait un présent infortunable de pluie et nuages. Les mains dans mes poches, j'ai descendu l'escalier et j'ai parpillé au bout des doigts le permis en plastique de mes voyages urbains. Et tout le monde me souriait du coin de la bouche, en heurtant la tête vers les ténèbres froides de la station Altitude 100. Oui...je pourrais dire que la vie était, à ce moment- là, semblable aux passants pressés et que rien de ce qui est périsable dans le quotidien ne faisait de moi son esclave. Une voix d'homme, pendue entre mes oreilles et le cerveau civilisé des autres, m'annonçait que la ligne Simonis se coupe à Rogier en trois et je me disais alors que seulement une vie pouvait accepter une telle métaphore, toujours acessible pour ceux qui ne savaient pas le sens impitoyable de leur rendez-vous avec les opportunités blanches ou grises de leur déstinée. Ravissante, n'est-ce pas? Le métro devient mon point de retour contre le miroir magnifique qui cache l'abîme, gonflé dans des insipides questions d'identité. Ouais....j'ai dit en attendant être avaler d'une bouche salivante et chaude. Il était une fois la vie des autres, dépourvue du code de la route...
mercredi 11 novembre 2009
Veneţia
( azi + ieri ) x ego = umanitate
Toamna dorinţă
mardi 10 novembre 2009
Respiraţie livrescă
Marea, din marginea terasei de hotel, miroase alegoric a alge şi scoici. Ea tresare când o strig.-Vreau viaţa ta.Vreau să mi-o dai ca personaj luptător, ca personaj justificare şi confesor.Vreau să te repersonalizez. Cât din ce a fost în lume se prezice în tine…fată albastră?
Ea asculta cu ochii rotunzi şi făcea risipă de prezenţa sa într-un asfinţit marin. Eu făceam, cu trivialitate, din noi doi o sferă de hârtie creponată. Atunci caruselul se învârtea, topind luminile în dungi prelungite, iar muzica rodea sălbatic, rapid, rapid, sensibilitatea timpanelor şi nici nu durea şi nici nu ustura, cerându-se ca un viciu aprig, torid. Şi-atunci mă răzgândeam şi îi citeam cu voce caldă dintr-o carte galbenă cu pagini albastre:
"Sonya, qui monte la dernière, fixe d'un regard un pastel de DEGAS, sans doute récemment acheté par Antoine, qui représente quatre jeunes danseuses, laçant leurs chaussons. On a l'impression que c'est la même danseuse qui est vue sous divers angles, comme saisie au cours d'un mouvement de travelling."
apoi…
"Elle détourne brusquement la tête, et la caméra capte alors Amélie assise sur une chaise, qui relaçe péniblement ses chaussures. Sonya la regarde de manière cruelle et hautaine. Puis elle monte les escaliers d'un pas dansant et gracieux."
